Crue ou cuite ?
Tant que la terre n'est pas cuite, il suffit de lui ajouter de l'eau pour qu'elle retrouve la plasticité. C'est le retour à la case départ.
Afin de recycler la terre, je garde les petits bouts. J'émiette les plus gros morceaux pour faciliter leur imprégnation. Je couvre d'eau et je laisse sécher en remuant de temps en temps jusqu'à la consistance de pâte.
Je forme une motte que je pétrie pour que la terre devienne lisse et surtout pour en chasser les bulles d'air.
Toutefois, lorsque la terre a commencé à sécher, je ne peux plus faire d'ajouts, ni boucher un trou ou une fissure. Ce n'est possible que si les deux parties ont encore la même hydrométrie.
Avant de cuire, il faut que les pièces soient parfaitement sèches. Cela peut prendre plusieurs semaine selon la taille de la pièce. C'est le moment où elles sont les plus fragiles, extrêmement friables à manipuler avec les plus grandes précautions.
Après la cuisson, la transformation sera irréversible.
La créativité débridée
A partir des formes de base que sont la boule, la plaque et le colombin ( boudin de terre), quelques conseils suffisent pour se laisser conduire par son inspiration.
Même quand le contact avec la matière est déterminant, l'oeuvre d'art est d'abord une création de l'esprit et du sensible.
Pour moi comme pour les débutants, je propose toujours de travailler sans modèle. C'est un choix. A mon sens, il favorise un travail personnel à la découverte de notre potentiel créatif.